SOCCACCB

accb1 Par Le 08/12/2018

Chers amis bonsoir,

La recherche d’économies nous avait amenés à imaginer, cette année, une sortie socca moins onéreuse. Nous avions ainsi demandé à Gilbert, le jardinier-référence du club, d’affecter une parcelle de son terrain à une plantation de pois chiche, et nous lui avions conseillé d’en faire une farine bio après la récolte. Nous avions communiqué à Marie Jo la recette pour une quinzaine  de dégustateurs : 500g de farine de pois chiche, 1 litre d’eau, 4 cuillerées à soupe d’huile d’olives et du sel. On malaxe, on verse 3 mm de pate sur une plaque ronde, on cuit dans un four à bois. Quand elle est bien dorée, on poivre et on sert.

Il nous avait répondu : « Chiche !».

Mais on ne peut pas, en même temps, s’entrainer pour améliorer encore et toujours ses performances  à vélo et cultiver des pois chiche…Donc pas de plantation, pas de récolte et pas de farine bio . Et pas de socca-Bocca chez les Rousset….

Nous avons dû, comme les années précédentes, organiser un pèlerinage dans le Vieux Nice. C’était hier. Nous étions 14 à l’effectuer. Après un trajet tranquille et ensoleillé nous avons rejoint l’établissement de « René Socca ». Un vrai pro. Pas comme « René président » ou « René trésorier » qui n’est qu’un petit bricoleur… 

Gabriel l’avait confirmé au cours du trajet : « c’est la meilleure socca de Nice ».  Un peu trop d’attente : 20 minutes de queue pour être servis. Nous n’étions pas les seuls à connaître l’adresse de cette institution pour les spécialités niçoises. Mais le plaisir de la déguster avec et une tourte aux blettes sucrée méritait bien d’être patients. Un ballon de rouge ou de rosé ou un demi de bière pour faire passer les légumineuses. Un bon moment de convivialité autour des tables mises à la disposition des clients…à la condition qu’ils boivent. Pour nous, pas de problème, nous avons même tendance à boire trop…

Le club offrait le café mais l’ombre trop fraiche dans la rue Miralhéti nous a amenés à décider d’aller le prendre au soleil à Cagnes sur Mer. Un petit tour dans le Vieux Nice que Didier ne connaissait pas et c’était le retour vers Cannes. La mer très bleue scintillait (en roulant ses galets), le soleil irradiait nos tricots jaunes et les voies cyclables et piétonnes de la Promenade des Anglais étaient très fréquentées. 

Le temps de vérifier qu’un incident de parcours (pour l’une d’entre nous) était sans conséquence, et nous nous sommes retrouvés affalés dans de confortables fauteuils de salon face à la mer à Cagnes sur Mer. Quand le club offre le café, il ne « mégote » pas sur le confort et le plaisir de ses adhérents… Mais il fallait rentrer et nous sommes rentrés.

Nous le savons, les pois chiche ont plein de vertus. Riche en protéines végétales, en plusieurs vitamines en minéraux et en fibres alimentaires, c’est un aliment faible en matières grasses, et comme tous les aliments végétaux il ne contient pas de cholestérol. La socca devrait être remboursée par la Sécu. 

Didier qui découvrait cette spécialité niçoise et qui l’a fort appréciée a constaté immédiatement que les watts qu’il développait habituellement étaient triplés après son absorption. Il a poussé sur les pédales si brutalement que j’ai dû l’arrêter. Sur la voie cyclable, alors que je le suivais, j’ai constaté que sa roue arrière se comportait bizarrement. Après vérification, il s’est avéré que son cadre était nettement cassé au niveau de l’attache de la roue arrière. 

Restaient 7 km à faire. Un peu à pied, à cheval et à vélo. Nous avons fini par arriver chez Johan qui a confirmé la mort du cadre. 

La socca, c’est bon, mais faut donc pas abuser!

Bon week-end et à demain soir pour les fêtards des « Sérénades ».

René